Le roman de Teresa de la Parra, Ifigenia. Diario de una señorita que escribió porque se fastidiaba a été couronné par le Primer Premio del Concurso de Novelistas Americanos 1924, à Paris. La célébration de son centenaire a été marquée par de nouvelles éditions. Un certain nombre de manifestations ont fait ressortir la place exceptionnelle de cette romancière et de sa création littéraire : au Venezuela, une exposition organisée au Museo del libro par María Fernanda Rincón, des conférences, des publications dans les revues culturelles, des entretiens à la radio, des rencontres universitaires.
En France, le Centre de Recherches Interuniversitaire sur les Champs Culturels en Amérique latine (CRICCAL), Université Sorbonne Nouvelle, a organisé, les 15 et 16 mai 2024, un colloque « Le Centenaire d’Ifigenia et l’œuvre de Teresa de la Parra », à l’initiative d’Oscar Gamboa Duran et avec l’appui de nos collègues du Venezuela Florence Montero, Jorge Romero León, et d’autres membres du Comité scientifique : Aura Marina Boadas (Universidad Central de Venezuela), Douglas Bohórquez (Universidad de Los Andes, Trujillo), Luz Marina Rivas (Instituto Caro y Cuervo, Bogotá), et avec l’apport de l’artiste Mariana Bunimov qui nous a permis d’exposer ses tableaux durant les communications en présentiel et à distance et de les inclure en illustrations de ce volume.
Célébrer le centenaire d’une œuvre littéraire c’est remonter le temps pour découvrir les étapes de sa réception jusqu’à la voir au plus haut, à l’Empyrée de la lecture, pieux recueil de souvenirs qui, en outre, donne le plaisir d’en analyser le signifiant et d’en commenter les signifiés. Les nouvelles études ici rassemblées forment six rubriques d’approches critiques contemporaines des œuvres de Teresa de la Parra.